Les tâches impliquant le protoxyde d’azote ne cessent de se multiplier.

Le protoxyde d’azote (N2O) a atteint des niveaux records dans l’atmosphère en 2020 et 2021, selon une étude internationale publiée dans la revue Earth System Science Data. En 2023, la concentration de N2O a atteint 336,9 parties par million (ppb), soit une augmentation significative par rapport à la concentration prindustrielle de 270 ppb en 1750.

L’augmentation des émissions anthropiques de N2O a été de 40% depuis 1980, représentant environ 1,3 ppb par an, soit l’équivalent de dix millions de tonnes. Cette croissance dépasse les prévisions du dernier rapport du GIEC. L’agriculture est la principale source d’émissions de protoxyde d’azote, représentant 74% des émissions totales en 2020. L’utilisation croissante d’engrais et de fumiers azotés explique en grande partie cette augmentation.

Il est important de souligner que le N2O a un impact sur le réchauffement climatique 300 fois supérieur à celui du CO2. Réduire les émissions anthropiques de N2O est donc crucial pour lutter contre le changement climatique. Actuellement, aucune technologie ne peut capter directement ce gaz dans l’atmosphère.

Cette étude met en évidence l’urgence d’agir pour limiter les émissions de protoxyde d’azote, en particulier dans le secteur agricole. Les pays comme la Chine, l’Inde, les États-Unis et le Brésil doivent prendre des mesures pour réduire leur utilisation d’engrais et de fumiers azotés afin de freiner la progression de ce gaz à effet de serre.

En conclusion, la situation actuelle concernant les émissions de protoxyde d’azote est alarmante. Il est impératif de mettre en place des politiques et des actions concrètes pour limiter ces émissions et lutter contre le changement climatique. Les décisions prises aujourd’hui auront un impact significatif sur les générations futures et sur la santé de notre planète.

Article publié le 12 juin 2024.

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