L’appel de la décision de non-lieu sera étudié lors de l’audience prévue en octobre prochain.

Le 10 juin, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a renvoyé au 22 octobre l’audience concernant l’appel des parties civiles dans l’affaire du chlordécone. Cette décision a été prise en raison de différentes demandes, notamment des questions prioritaires de constitutionnalité, l’apparition de nouvelles victimes et la demande d’allonger la durée des audiences. La prochaine audience du 22 octobre portera sur l’examen préalable des QPC.

Malgré l’indignation des victimes du chlordécone, le parquet général de Paris a annoncé le 24 avril dernier avoir demandé la confirmation de l’abandon des poursuites. Selon la procureure générale, les faits ne pouvaient être caractérisés sur le plan pénal ou étaient couverts par la prescription de l’action publique. Cependant, les parties civiles restent déterminées à démontrer juridiquement la responsabilité des auteurs de l’empoisonnement des Antilles françaises par cet insecticide organochlor interdit en 1993.

Harry Durimel, avocat des victimes et maire écologiste de Pointe-à-Pitre, a déclaré vouloir aller jusqu’à la Cour de cassation et les juridictions européennes pour que justice soit rendue. Malgré les obstacles rencontrés, il affirme que les éléments caractérisant les infractions pénales sont présents dans le dossier et que les juges d’instruction auraient dû poursuivre l’enquête au lieu de conclure à un non-lieu.

Les plaintes dirigées contre d’anciens ministres avaient été déclarées irrecevables par la Cour de justice de la République en 2021 et 2022. Les victimes et leurs avocats continuent leur combat pour que les responsables soient tenus pour leurs actes et que justice soit rendue.

Malgré les difficultés et les obstacles rencontrés, la détermination des victimes du chlordécone reste intacte. Elles espèrent que la justice reconnaîtra enfin la responsabilité des auteurs de ce scandale sanitaire et que les coupables seront tenus pour leurs actes.

En conclusion, l’affaire du chlordécone continue de susciter l’indignation des victimes et de leurs représentants. Malgré les défis juridiques et les revers rencontrés, ces derniers sont déterminés à poursuivre leur combat pour obtenir justice et réparation. La bataille juridique se poursuit, dans l’espoir de faire reconnaître la responsabilité des coupables et d’obtenir réparation pour les victimes de ce drame sanitaire.

pour en savoir plus : l’appel de l’ordonnance de non-lieu sera examin en octobre prochain