Bien que l’Aper ait été approuvée, il n’y a aucune certitude quant à l’atteinte des objectifs fixés.

L’Aper, l’Association pour la plaisance écoresponsable, a obtenu un renouvellement de son agrément jusqu’à fin 2029, publié au Journal officiel le 6 juillet. Cependant, l’éco-organisme ne garantit pas l’atteinte des objectifs fixés pour la filière REP des bateaux de plaisance ou de sport.

D’après Ivana Lazarevic, déléguée générale de l’Aper, ce renouvellement fait suite à une prolongation exceptionnelle accordée fin 2023 par les ministres de la Transition écologique et de l’Économie, pour couvrir la période jusqu’en décembre 2023. Ce délai supplémentaire est dû à un décalage entre la publication du cahier des charges en décembre et le démarrage de l’agrément en janvier.

Le nouveau cahier des charges introduit des changements importants, notamment en ce qui concerne le financement du transport des bateaux en fin de vie jusqu’au centre de traitement, ainsi que l’enlèvement des épaves. L’Aper devra gérer 25 000 bateaux en métropole sur six ans, avec un objectif progressif allant de 3 500 en 2024 à 5 000 en 2029.

Cependant, des questions persistent quant aux volumes que l’Aper s’engage à traiter chaque année. L’éco-organisme prévoit de prendre en charge 3 000 bateaux par an sur les deux premières années, ce qui a suscité des interrogations au sein de la Commission interfilières REP. Ivana Lazarevic estime cependant que les objectifs initialement fixés pourraient être révisés suite à une étude de gisement lancée en mars.

En ce qui concerne le financement du transport des bateaux, l’Aper propose un soutien forfaitaire basé sur la taille de l’embarcation, compris entre 50 et 1 000 euros. Malgré des critiques sur ce système, l’éco-organisme maintient sa position pour le moment.

Enfin, la prise en charge des épaves abandonnées reste à clarifier. L’Aper propose de financer 80 % de la gestion de ces épaves, en travaillant en collaboration avec les collectivités et en faisant appel à des financements publics comme le Fonds d’intervention maritime ou le Fonds vert.

En conclusion, la filière REP des bateaux de plaisance et de sport est en pleine évolution, avec des défis à relever en matière de gestion des déchets. L’Aper doit maintenant faire face à de nouveaux enjeux pour assurer le traitement adéquat des bateaux en fin de vie et des épaves, tout en s’adaptant aux exigences réglementaires et aux objectifs fixés pour les années à venir.

pour en savoir plus : l’Aper est agréée, mais l’atteinte des objectifs n’est pas garantie